lundi 6 mars 2017

Le sexe et l’amour



Certains d’entre vous vont dire que je radote, mais tant pis.

Le sexe et l’amour ! Sujet brûlant s’il en est. Sujet très viscéral surtout, ça fait partie des sujets de débat où j’ai eu le plus à faire à des réactions violentes de rejet et/ou de mépris (l’autre sujet étant les croyances). Dans ce sujet rare sont ceux qui réussissent à garder la tête froide la première fois qu’on émet l’hypothèse d’une remise en cause de leur éducation en la matière. Ne serait ce que cette phrase qui sous-entend qu’il y a des choses en la matière qui sont dues à l’éducation et non pas des vérités absolues et intransigibles. Elle provoque des réactions de reculs et des sourcils relevés. des choses telles que :
"Ce n’est pas parce que je tombe amoureux de quelqu’un d’autre que je n’aime plus mon conjoint".

Et là j’ai déjà 90% des gens qui lisent ça qui tiquent sévèrement. Certes c’est une estimation au doigt mouillé, mais c’est aussi l’expérience qui parle.
Par expérience, les discussions se décomposent ainsi :
- Moi je sais que si mon conjoint couche avec quelqu’un d’autre je le quitte avec perte et fracas, d’ailleurs si un jour je désire quelqu’un d’autre que mon conjoint, je le quitte car c’est que je ne l’aime plus. On ne peut pas aimer deux personnes en même temps !
- Ah bon ? Mais alors tu me dit qu’on ne peut pas aimer plusieurs amis ? Avoir plusieurs enfants aussi ?
- Non mais c’est pas pareil !
- Bah pourquoi ?
- Bah parce que j’ai pas envie de coucher avec mes amis ! Encore moins mes gamins !
- Normal quoi. Mais alors tu me dis qu’on ne peut pas coucher avec des personnes qu’on n’aime pas. C’est étrange parce que je suis quasiment sûr que le samedi soir en boite dans les chiottes il n’y a pas énormément de sentiment.
- Non mais c’est pas pareil !
- Bah pourquoi ?
- Bah parce que ce n’est pas pareil, là tu parles du sexe pour le sexe. Mon conjoint je l’aime.

Vous l’avez vu ? Mais si là regardez bien :
J’aime mon conjoint différemment de mes enfants et de mes amis parce que j’ai du désir sexuel pour lui
J’ai un désir sexuel différent pour lui parce que je l’aime
Les deux sont bien distincts, et pourtant ils deviennent une raison de la différence et de l’exclusion de l’autre quand ils sont posés comme ça :
J’aime mon conjoint donc je ne désir personne d’autre parce que si je désire quelqu’un d’autre c’est que je n’aime plus mon conjoint vu que je désire la personne que j’aime.
C’est un raisonnement circulaire.

Pourtant, il m’apparaît une chose simple : les deux sont distincts et mis ensemble il forme une entité enrichie. En biologie ça porte un nom : on nomme ça une symbiose.
Mais pourquoi serait-elle exclusive ? On est tous d’accord pour dire qu’on peut aimer plusieurs personnes (amis, enfants, parents, etc.), on est aussi d’accord pour dire qu’on peut tout à faire avoir du désir sexuel pour plusieurs partenaires (parfois même en même temps, voir même ensemble, mais c'est encore un autre sujet pour une autre fois). Pourquoi est ce qu’on ne pourrait pas ressentir les deux pour plusieurs personnes au même moment ?
Pourquoi, par exemple, ma femme ne pourrait elle pas m’aimer, me désirer, mais en même temps désirer et aimer un autre homme ?
Oui si je dis ça dans ce sens c'est parce que si je dis "Pourquoi ne pourrais je pas désirer et aimer une autre femme ?", j'ai tout de suite le droit à "En fait tu ne te cherches que des excuses pour aller voir ailleurs". Car comme tout le monde le sais, les femmes ont de vrais sentiments , alors que les hommes sont des bêtes lubriques, et si j’émets cette idée c'est forcément parce que j'en ai une autre moins avouable derrière la tête.
Alors oui, certes, j'ai une autre idée derrière la tête, mais ce n'est pas celle-là.

vendredi 24 février 2017

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres...


C'est une phase que l'on entends, et c'est souvent de la part d'une personne voulant que l'on arrête ce que l'on est en train de faire parce que cela la dérange, ou bien que ça dérange quelqu'un à coté de lui.
Certes dans un premier temps cette phrase semble être frappée au coin du bon sens. Pour vivre ensemble en parfaite harmonie il faut faire en sorte de ne pas gêner son voisin. Par exemple sur la voie publique on met des écouteurs pour sa musique, afin de ne pas imposer ses goûts, parfois douteux et rarement partagé de tous, à tout un chacun. On essaye aussi de ne pas parler trop fort dans les transport lorsqu'on reçoit un coup de téléphone afin que le wagon ne soit pas au courant de nos problèmes de plaies purulentes au scrotum. En clair on fait attention à ne pas déranger inutilement les autres en leur imposant notre présence. c'est simple comme adage suffit de le suivre et plus besoin de code pénal ou de table de lois.

Le problème est que cette phrase anodine se cache un piège. ce piège se nomme le pénible. Le pénible est un être à part, il ne s'impose pas en vous obligeant à subir sa présence directement, mais en vous empêchant d'en avoir une. C'est le pénible qui va faire une lettre de plainte parce que le samedi soir lorsque vos amis sont sortis après votre petite fête leur enfants ont parlé à voix haute dans le couloir l'espace de 10 secondes, c'est le pénible qui va vous dire que vous parlez trop fort à la machine à café au bout du couloir et qui va fermé les porte coupe-feu, alors même qu'il a refusé un bureau fermé.*
On peux aussi considérer qu'il est de la liberté de certains de ne pas avoir à subir la vision d'autres s'embrassant dans la rue car c'est indécent. Pour d'autres leurs liberté ne commencera que quand ces outrageux seront de même sexe. Il est de la liberté d'un nombre non négligeable de personne de ne pas avoir à subir des seins nus de femme sur la plage. Il se dit même qu'il est de la liberté de quelques uns ne pas avoir à subir la vision de leur cheveux, ou encore pire de la vision d'une femme non recouverte d'une tente, voir même pour certains de plus limités de la vision d'une femme tout court.
Alors que faire pour la liberté de ceux là ? Doit-on arrêter de discuter à la machine à café parce qu'un collègue n'arrive pas à travailler dès que le niveau sonore dépasse 40 dB, Doit-on y chuchoter pour ne pas déranger sa liberté de travailler au calme ?
Doit-on arrêter notre liberté à s'embrasser dans la rue parce que certains fâcheux trouvent que leur liberté est dans la décence de ne pas voir les effusion de sentiments en public.
Doit-on interdire "à nos femmes" le droit de se baigner en tenue indécente, de sortir tête nue, voir même de sortir tout court ?

Il faut manier cette adage avec méfiance car si on n'y prends pas garde ce n'est pas "la liberté des autres" qui proposera ses limites, mais "la dictature des pénibles" qui imposera sa loi.

*Toute ressemblance avec des pénibles existants ou ayant existé n'est absolument pas fortuite.

jeudi 23 février 2017

Oui je suis un bisounours ! Et alors !?



Un fois encore lors d'une discussion je me suis vu entendre cette attaque ad hominem des plus classique : "On n'est pas dans le monde des Bisounours !". si je dis attaque ad hominem c'est parce que cette phrase contient la critique que celui qui se fait cueillir par celle-ci est un candide qui croit que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et qu'il va falloir ouvrir les yeux si possible avant de devoir couper son postérieur. Mais qu'ai je donc fait pour mériter ça ? Eh bien j'ai tout simplement dit que l'homme n'était pas foncièrement mauvais et que la fameuse phrase "l'homme est un loup pour l'homme" est un poncif totalement faux qui ne sert qu'à trouver une excuse facile à ceux qui font du mal à autrui. J'ai invoqué les recherches scientifiques montrant que l'homme a au contraire des neurones miroirs de compétition. Et que ces dernier font de l'homme un animal très empathique, et donc qui n'est pas naturellement enclin à tuer/violer/écraser son prochain, sous peine de ressentir lui même cette douleurs qu'il inflige (Ceci explique en parti pourquoi on fuit du regard les SDF par exemple, ou pourquoi tous les hommes dans une salle de cinéma se tiennent les bijoux quand le méchant se voit asséner un bon coup de pied dans les valseuse de la part de l’héroïne).

Mais là n'est pas le sujet, je trouve assez étonnant de voir comment cette phrase est devenu une excuse simple à balancer pour, si ce n'est justifier, tout au moins excuser les comportements que je qualifierais de mauvais. Une espèce de sésame pour la méchanceté. Au final j'en arrive à me dire que oui je suis un bisounours, mais que j'en suis fier. Car c'est ça qui fait que j'ai envie d'aller vers les gens au lieu de les fuir, c'est ça qui fait que je veux le bonheur des gens qui m'entoure, c'est pour ça que je ne passe pas mon temps à avoir peur.

Et si au final être un bisounours c'était être heureux ??

(Ce texte est une reprise d'un post sur G+)

Mais que viens-je faire dans cette galère ?


Mais qu'est ce que je viens faire là ? Pourquoi est ce que j'ouvre ce blog ?

Peut être tout simplement l'envie de partager mes idées, mes pensées. certains de mes amis m'on dit apprécié les lire.
Peut être aussi simplement l'envie de les coucher par écrits à un endroit où je pourrais y revenir de temps à autre pour me relire.
J'aurais pu continuer à le faire sur les réseau sociaux, mais bon, d'une mon réseau c'est G+ et uniquement celui-ci car FB m'a gentiment viré il y a quelques années pour une histoire de tableau pornographique du 19ème siècle et Twitter avec ces 140 caractères me parait très limité. Il est à mon sens un espèce de MacDo de la pensée : vite pensée, vite lue, vite évacuée. Et à part quelques fossoyeurs motivés, les followers ne retournent pas dans l'historique, quand bien même il viennent de découvrir les pensées d'une personne.

Il y a un coté narcissique à ouvrir un Blog. Penser que ses pensées pourraient intéresser d'autre que soit est assez contraire à ce qu'on se dit de l'humilité. C'est surement vrai, mais dans mon cas je mettras un bémol à cela dans le sens où je suis un fervent amateur du débat. Je n'aime pas tant que ça donné mon avis, ce que j'aime c'est le confronté à celui des autres. Aiguiser mes arguments sur la pierre des discussions animés. Tester la solidité de ceux-ci face à l'argumentaire de l'opposant. Parfois voir mon argumentaire sortir renforcé et plus affûté, parfois le voir voler en éclat sous le coup d'une dialectique efficace. Devoir ensuite récupéré les morceaux et reforgé un nouvel argumentaire moins fragile. Bref ! J'aime causer !

Mais de quoi vais je donc causer ici ? Surement des choses qui me tiennent à cœur comme la bière, la politique, le sexe, l'amour et le savoir.